
On n’est musulman par la force de la loi et celle plus dérisoire du hasard. Un héritage lourd et – peut être - décisif dans notre vie, est transmis de façon mécanique et patriarcale : c’est lamentable. On prend plus la peine d’y réfléchir et de le penser, nos ancêtres l’ont fait pour nous. On habite plus la religion au bout d’une démarche individuelle active mais c’est elle qui nous habite par adhésion passive. On vit avec, tel un corps étranger qu’on nous a greffés à la naissance et qu’on s’approprie au fil du temps. Le pire c’est qu’on a l’impression que c’est normal et que ca va de soi.
Cette attitude relègue la religion au rang d'une simple tradition et la réduit en patrimoine collectif imposé. Qu’on le veuille ou non, cette posture est dégradante envers une confession qui se veut être une philosophie de vie, un promoteur de changement et de sublimation de l’Homme et de sa perception de l’existence.
Personne n’ose plus emprunter la voie de la méditation, ni s’engager dans sa propre recherche de Dieu. Cette quête considérée jadis comme forme sublime de spiritualité et de communion, est aujourd’hui fustigée par ceux se considérant comme gardiens de ‘’la seule’’ et ‘’vraie’’ interprétation du message divin. Cette démarche ne peut être pour eux qu’un début d’égarement et d’apostasie.
Est-ce vrai ? Avons-nous la foi aussi fragile et ébranlable ? Notre spiritualité est elle aussi frivole ? Je m’hasarderai pas à l’affirmer, mais une foi qui reste exclusivement confinée au domaine de l’intuitif et l’instinctif ne peut qu’être précaire. Un islam hérité et subi, et non ; mérité et acquis ne saura être défendu que par la violence des uns et la parole creuse et angélisant des autres. Aucune des deux attitudes ne lui sera salutaire.
Aussi, le train de vie actuel, la violence du quotidien engendrée par la logique ultralibérale et son chacun pour soi ne peuvent générer que d’avantages de tensions sociales et de crises existentielles qui risquent de bafouer beaucoup de croyances dont les plus vulnérables seront celles portées par conformisme et non par conviction. La religion ne sera pas toujours un refuge possible ou envisageable.
Il est consternant de voir des gens se contentant jusqu’au bout de leur existence d’un vague aperçu de leur religion sans jamais prendre la peine d’en sonder les textes fondateurs ou d’en explorer les différentes lectures. C’est comparable au fait de signer un contrat en s’accommodant de son résumé, n’ayant pas le courage d’examiner la totalité.
Je ne prône pas par là, le passage par le scepticisme philosophique comme condition préalable à tout sentiment religieux, mais c’est plutôt un appel au courage de faire de l'islam un choix individuel et libre plutôt qu’un consentement collectif lâche et sans conviction, sous la contrainte du troupeau. J’incite au refus du prêt à penser, et au fait de laisser le monopole de l’interprétation du message divin à une poignée d’humains.
J’espère que chacun d’entre nous osera interroger les textes religieux directement et franchir ce halo du sacré que des théologiens ont érigé et exagéré à travers les siècles pour dire qu’ils ont l’exclusivité et que nous n’avons pas le droit, qu’ils ont la tutelle et que nous ne seront jamais majeurs. Il est primordial de regarder ce qu’on nous présente d’un œil critique pour pouvoir faire la part entre de ce qui est viscéral au message religieux et ce qui est du ressort de l’Histoire des peuples, de la tradition ou de la pure manipulation politique.
Seul un engagement conscient et une compréhension éclairée de la religion permettra un jour d’anéantir cet écart entre l’islam auquel on croit, celui souhaité et l’autre qu’on vit, entre notre spiritualité et ce qu’elle devrait impliquer. Faire barrage à ceux qui usent de l'islam à des fins politiques et dogmatiques passe impérativement par l’émergence chez les croyants d’un sentiment religieux solidement fondé.
« La foi à elle seule, n’est qu’un brin de paille emporté au moindre vent » pour se maintenir et s’imposer elle a besoin d’une profonde réflexion.
Cette attitude relègue la religion au rang d'une simple tradition et la réduit en patrimoine collectif imposé. Qu’on le veuille ou non, cette posture est dégradante envers une confession qui se veut être une philosophie de vie, un promoteur de changement et de sublimation de l’Homme et de sa perception de l’existence.
Personne n’ose plus emprunter la voie de la méditation, ni s’engager dans sa propre recherche de Dieu. Cette quête considérée jadis comme forme sublime de spiritualité et de communion, est aujourd’hui fustigée par ceux se considérant comme gardiens de ‘’la seule’’ et ‘’vraie’’ interprétation du message divin. Cette démarche ne peut être pour eux qu’un début d’égarement et d’apostasie.
Est-ce vrai ? Avons-nous la foi aussi fragile et ébranlable ? Notre spiritualité est elle aussi frivole ? Je m’hasarderai pas à l’affirmer, mais une foi qui reste exclusivement confinée au domaine de l’intuitif et l’instinctif ne peut qu’être précaire. Un islam hérité et subi, et non ; mérité et acquis ne saura être défendu que par la violence des uns et la parole creuse et angélisant des autres. Aucune des deux attitudes ne lui sera salutaire.
Aussi, le train de vie actuel, la violence du quotidien engendrée par la logique ultralibérale et son chacun pour soi ne peuvent générer que d’avantages de tensions sociales et de crises existentielles qui risquent de bafouer beaucoup de croyances dont les plus vulnérables seront celles portées par conformisme et non par conviction. La religion ne sera pas toujours un refuge possible ou envisageable.
Il est consternant de voir des gens se contentant jusqu’au bout de leur existence d’un vague aperçu de leur religion sans jamais prendre la peine d’en sonder les textes fondateurs ou d’en explorer les différentes lectures. C’est comparable au fait de signer un contrat en s’accommodant de son résumé, n’ayant pas le courage d’examiner la totalité.
Je ne prône pas par là, le passage par le scepticisme philosophique comme condition préalable à tout sentiment religieux, mais c’est plutôt un appel au courage de faire de l'islam un choix individuel et libre plutôt qu’un consentement collectif lâche et sans conviction, sous la contrainte du troupeau. J’incite au refus du prêt à penser, et au fait de laisser le monopole de l’interprétation du message divin à une poignée d’humains.
J’espère que chacun d’entre nous osera interroger les textes religieux directement et franchir ce halo du sacré que des théologiens ont érigé et exagéré à travers les siècles pour dire qu’ils ont l’exclusivité et que nous n’avons pas le droit, qu’ils ont la tutelle et que nous ne seront jamais majeurs. Il est primordial de regarder ce qu’on nous présente d’un œil critique pour pouvoir faire la part entre de ce qui est viscéral au message religieux et ce qui est du ressort de l’Histoire des peuples, de la tradition ou de la pure manipulation politique.
Seul un engagement conscient et une compréhension éclairée de la religion permettra un jour d’anéantir cet écart entre l’islam auquel on croit, celui souhaité et l’autre qu’on vit, entre notre spiritualité et ce qu’elle devrait impliquer. Faire barrage à ceux qui usent de l'islam à des fins politiques et dogmatiques passe impérativement par l’émergence chez les croyants d’un sentiment religieux solidement fondé.
« La foi à elle seule, n’est qu’un brin de paille emporté au moindre vent » pour se maintenir et s’imposer elle a besoin d’une profonde réflexion.



